Créer une étiquette alimentaire.
L’étiquette de votre produit, depuis sa recette : la liste des ingrédients classée, les allergènes en gras, la date au bon format et les mentions dues selon la façon de vendre.
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Créer l’étiquette
exempleTartelettes au citron : une étiquette complète, tirée de la recette du calculateur. Modifiez-la, ou partez de votre recette.
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le créneau pour un adhérent,
adhésion 100 € HT par mois
Le lieu de production compte dans chaque prix. Dans l’exemple des tartelettes, le laboratoire ne pèse que 0,15 € par pièce vendue. À Carros, sans bail ni investissement, et sans engagement de durée.
VOIR LES TARIFS →Ce que fait l’outil, et ce qu’il vous laisse.
L’outil part de votre recette et applique ce que les textes fixent. Ce qui relève de votre jugement de professionnel reste entre vos mains : il vous le dit, il ne tranche pas à votre place.
- La liste des ingrédients : classée toute seule, dans l’ordre décroissant du poids à la mise en œuvre. Une préparation de base (pâte sucrée, béchamel) devient un ingrédient composé, suivi de ses propres ingrédients.
- Les allergènes : proposés d’après le nom de chaque ingrédient, puis confirmés par vous, et mis en gras dans la liste. L’outil ne déclare jamais qu’un ingrédient en est exempt : c’est l’étiquette de votre fournisseur qui le dit.
- Les pourcentages : celui de l’ingrédient cité dans le nom du produit (le citron d’une tartelette au citron), rapporté au produit fini quand la cuisson lui fait perdre de l’eau ; et la mention des fruits d’une confiture.
- La date : DLC ou DDM, selon votre choix, au format dû : à compléter à la main sur des étiquettes imprimées d’avance, ou calculée depuis la date de fabrication et la durée de vie que vous avez validée.
- La taille des caractères : la plus grande qui tient dans l’étiquette, jamais sous la hauteur de x réglementaire de 1,2 mm, et les chiffres de la quantité nette à leur hauteur minimale. Si le texte ne tient pas, l’outil le dit au lieu de rapetisser.
- Les documents : la planche d’étiquettes (douze formats A4 courants, ou la taille de votre imprimante d’étiquettes), l’affichette des allergènes pour la vente sans emballage, la fiche allergènes des livraisons aux restaurants, le mémo des mentions, le plan de validation de durée de vie pour Excel, et l’étiquette de traçabilité de vos bacs. Sur téléphone, chaque document devient un PDF.
Vos recettes sont celles du calculateur de coût de revient : saisies une fois, elles servent aux deux outils, sans que les prix soient nécessaires ici. Tout se calcule dans votre navigateur ; rien n’est envoyé à nos serveurs.
L’outil ne fixe pas la durée de vie de votre produit (voir « Comment calculer une DLC » plus bas) et n’écrit ni allégation ni label (« fait maison », « bio », « sans conservateur » ont chacun leurs règles). La déclaration nutritionnelle se calcule dans l’outil Calculer les valeurs nutritionnelles, depuis les mêmes recettes, puis s’ajoute à l’étiquette d’une case, dans le bloc 4 : en tableau, ou en ligne si la place manque.
Les mentions obligatoires d’une étiquette alimentaire.
Pour un produit préemballé, c’est l’article 9 du règlement (UE) n° 1169/2011, dit INCO, qui en fixe la liste. Notre guide sur l’étiquetage d’un produit alimentaire les reprend pour une marque qui lance ses produits emballés. Une à une, avec l’article qui la détaille :
- : le nom qui dit ce qu’est le produit, pas seulement votre marque (article 17).
- : précédée du mot « Ingrédients », dans l’ordre décroissant de leur poids à la mise en œuvre (article 18).
- : mis en évidence dans la liste des ingrédients (article 21).
- : en pourcentage, pour un ingrédient qui figure dans la dénomination ou que l’étiquette met en valeur (article 22).
- : en grammes ou kilogrammes, en millilitres, centilitres ou litres pour un liquide (article 23). Elle n’est pas due sous 5 g, sauf pour les épices et les plantes aromatiques, ni pour des pièces vendues à l’unité qu’on peut compter de l’extérieur (annexe IX).
- : date limite de consommation ou date de durabilité minimale (article 24, annexe X).
- : et d’utilisation s’il y a lieu, y compris après ouverture (article 25).
- : celui sous le nom duquel le produit est vendu (article 8) : vous, pas le laboratoire où vous produisez.
- : précédé de la lettre « L ». Il peut être omis quand la date donne au moins le jour et le mois (code de la consommation, R412-3 et R412-4).
- : quand on ne saurait pas utiliser le produit correctement sans lui : réchauffer une barquette, par exemple (article 27).
- : obligatoire en règle générale (article 30), sauf dispense de l’annexe V : entre autres, les denrées, artisanales comprises, que le fabricant fournit directement en faibles quantités au consommateur final ou à des commerces de détail locaux qui les vendent directement au consommateur (point 19).
- : quand son absence pourrait tromper le consommateur (article 26), et pour les produits qui ont leurs règles, comme le miel.
- : à côté de la dénomination d’un produit congelé avant sa vente et vendu décongelé, sauf exceptions (annexe VI, partie A).
Les règles de forme.
- La taille : une hauteur de x (celle de la lettre x minuscule) d’au moins 1,2 mm ; 0,9 mm si la plus grande face de l’emballage fait moins de 80 cm² (article 13, annexe IV). L’outil mesure la hauteur de x dans la police réellement employée.
- Les chiffres de la quantité nette : au moins 2 mm de haut jusqu’à 50 g ou 5 cl, 3 mm jusqu’à 200 g ou 20 cl, 4 mm jusqu’à 1 kg ou 1 L, 6 mm au-delà (arrêté du 20 octobre 1978, article 2.1, pour tout préemballage de quantité constante d’au moins 5 g ou 5 ml). L’outil imprime les chiffres à cette hauteur, et bloque l’impression si l’étiquette est trop petite pour les porter.
- Le champ visuel : la dénomination et la quantité nette se lisent ensemble, sans tourner l’emballage (article 13).
- Les petits emballages : quand la plus grande face fait moins de 10 cm², seuls la dénomination, les allergènes, la quantité nette et la date sont dus sur l’emballage ; la liste des ingrédients se fournit autrement, à la demande (article 16), et le lot n’est pas dû (R412-6). L’outil fait cette étiquette réduite quand vous cochez la case.
- La langue : le français, pour un produit vendu en France (R412-7), lisible, facile à voir et indélébile.
La liste des ingrédients.
L’ordre est celui du poids au moment de la mise en œuvre, pas du produit fini (article 18). Quelques règles de l’annexe VII évitent les listes à rallonge :
- Les ingrédients composés : une préparation entre dans la liste à son poids total, suivie de ses propres ingrédients entre parenthèses (partie E) : « pâte sucrée (farine de blé, beurre, sucre…) ». L’outil le fait pour vos préparations de base, et pour les ingrédients achetés composés dont vous recopiez la composition.
- Les noms de catégorie : « sucre » vaut pour le sucre glace comme pour le sucre semoule ; certaines huiles, graisses et amidons se déclarent par leur catégorie, précisée de leur origine (partie B). Chaque ingrédient a son libellé d’étiquette, réglé une fois pour toutes vos recettes.
- Les additifs : leur catégorie, puis leur nom ou leur numéro E : « gélifiant : pectine » (partie C).
- L’eau ajoutée : se classe selon son poids dans le produit fini, et peut être omise quand elle n’en fait pas plus de 5 % (partie A). L’outil le fait tout seul.
- Moins de 2 % : ces ingrédients peuvent finir la liste dans un autre ordre. L’outil garde l’ordre du poids, qui reste toujours conforme.
Les 14 allergènes à déclaration obligatoire.
Quatorze substances ou produits sont à déclarer dès qu’ils entrent dans la recette, même en petite quantité, y compris par un ingrédient composé ou un additif (annexe II du règlement INCO). Le tableau donne des exemples d’ingrédients qui en contiennent, et les seules exceptions prévues par le texte.
| Allergène | Exemples d’ingrédients | Exceptions (annexe II) |
|---|---|---|
| farine, semoule, pain, pâtes, chapelure, biscuits, malt, bière, sauce soja (shoyu) | sirops de glucose et dextrose à base de blé, maltodextrines de blé, sirops de glucose à base d’orge, céréales des distillats alcooliques | |
| crevette, crabe, homard, langoustine, écrevisse, krill | aucune | |
| mayonnaise, meringue, pâtes aux œufs, albumine, lysozyme | aucune | |
| anchois, surimi, nuoc-mâm, tarama, sauce Worcestershire, œufs de poisson | gélatine de poisson servant de support aux vitamines ou aux caroténoïdes ; gélatine de poisson ou ichtyocolle servant à clarifier la bière et le vin | |
| cacahuète, beurre de cacahuète, huile d’arachide | aucune | |
| tofu, lécithine de soja, tempeh, miso, edamame, sauce soja | huile et graisse de soja entièrement raffinées ; tocophérols naturels (E306), phytostérols et esters de stanol dérivés du soja | |
| beurre, crème, fromage, yaourt, lactosérum, caséine | lactosérum des distillats alcooliques, lactitol | |
| poudre d’amande, praliné, gianduja, frangipane, nougat, pâte de pistache | ceux des distillats alcooliques. La noix de coco, la muscade et le pignon ne sont pas dans la liste | |
| céleri-rave, céleri branche, sel de céleri, fonds et bouillons | aucune | |
| moutarde, graines de moutarde, vinaigrettes, mayonnaises | acide béhénique purifié, pour les émulsifiants E 470a, E 471 et E 477 | |
| tahin, houmous, gomasio, huile de sésame, halva | aucune | |
| vin, cidre, vinaigres, fruits secs (abricots, raisins) | aucune ; sous le seuil, rien à déclarer | |
| farine et graines de lupin (certains pains, pâtisseries et produits sans gluten) | aucune | |
| moules, huîtres, coquilles Saint-Jacques, calamars, escargots, poulpe | aucune |
Règlement (UE) n° 1169/2011, annexe II, version consolidée du 1er avril 2025.

Les mettre en évidence.
Dans la liste, chacun se met en évidence par une police, un style ou une couleur de fond qui le distingue du reste (article 21), avec une référence claire à l’allergène : « farine de blé », « beurre (lait) ». Sans liste d’ingrédients, l’étiquette dit « Contient : » suivi des allergènes. Le texte que l’outil copie les garde en majuscules, et en gras là où la mise en forme se colle.
« Peut contenir ».
« Peut contenir » est une mention facultative. Une information donnée volontairement ne doit être ni trompeuse, ni ambiguë, ni déroutante (article 36) : elle se réserve aux risques réels de contamination croisée dans votre production, pas à une précaution de principe.
DLC ou DDM : la différence, et le format de la date.
La date limite de consommation (DLC, « à consommer jusqu’au ») s’impose aux denrées microbiologiquement très périssables, qui pourraient présenter un danger immédiat pour la santé après une courte période (article 24). Passée cette date, le produit ne se vend plus (R412-9). La date de durabilité minimale (DDM, « à consommer de préférence avant ») convient aux produits qui ne permettent pas la croissance des bactéries pathogènes : passée la date, ils peuvent perdre en qualité sans devenir dangereux.
Qui choisit ? L’instruction technique de la DGAL sur la durée de vie des aliments le dit en toutes lettres : « C’est au professionnel de déterminer si la date à apposer sur son produit est une DLC ou une DDM. » L’outil applique ensuite le format de l’annexe X :
| Date | Mention | La date donne |
|---|---|---|
| DLC | « À consommer jusqu’au … », puis les conditions de conservation | le jour et le mois |
| DDM, jusqu’à 3 mois | « À consommer de préférence avant le … » | le jour et le mois |
| DDM, plus de 3 mois, jusqu’à 18 mois | « À consommer de préférence avant fin … » | le mois et l’année |
| DDM, plus de 18 mois | « À consommer de préférence avant fin … » | l’année |
Une DDM peut être précédée de « Pour une dégustation optimale, » ou suivie de « Ce produit peut être consommé après cette date », ou des deux (D412-7-1). L’outil les propose.
Sont notamment dispensés de date de durabilité minimale : les fruits et légumes frais qui n’ont été ni épluchés ni coupés, le sel, les sucres solides, les vinaigres, et les produits de boulangerie et de pâtisserie qui, par leur nature, se consomment dans les 24 heures qui suivent leur fabrication (annexe X, point 1 d).
Les questions de l’EFSA pour choisir.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié en 2020 un arbre de décision, que la DGAL reprend en annexe de son instruction. Ses questions, dans l’ordre, aident à raisonner ; la décision et sa justification restent les vôtres :
- Dispense : le produit est-il dispensé de date (annexe X), ou soumis à une règle de date propre fixée par un autre texte européen ?
- Congélation : est-il distribué et conservé congelé ? Les bactéries pathogènes ne s’y développent pas pendant la conservation.
- Traitement : subit-il un traitement validé qui détruit toutes les spores des bactéries pathogènes, ou toutes leurs formes végétatives (une pasteurisation, par exemple, ne détruit pas les spores) ?
- Recontamination : peut-il être recontaminé entre ce traitement et l’emballage ? Non s’il est traité dans son emballage ou conditionné à chaud ; oui s’il est manipulé entre les deux, tranché par exemple.
- Second traitement : un traitement après la manipulation, comme la haute pression, détruit-il ensuite les formes végétatives, sans recontamination avant l’emballage ?
- pH et activité de l’eau : leur combinaison permet-elle la croissance ou la production de toxines des bactéries pathogènes qui peuvent s’y trouver ? Des tableaux de l’EFSA donnent les seuils.
- Autres barrières : si elle le permet, pouvez-vous prouver que d’autres obstacles (conservateurs, atmosphère protectrice) empêchent cette croissance dans les conditions de conservation raisonnablement prévisibles ?
L’instruction rappelle aussi qu’en France, des produits comme les charcuteries sèches, les fromages affinés ou les yaourts portent souvent une DDM : le professionnel qui fait ce choix gère alors sa durée de vie comme une DLC, avec une marge de sécurité.
Comment calculer une DLC.
Une DLC ne se calcule pas à partir des ingrédients. Elle se détermine, se valide puis se vérifie, sous la responsabilité du fabricant, qui a une obligation de résultat : elle dépend du procédé, du refroidissement, du conditionnement et de l’hygiène autant que de la recette. C’est pourquoi l’outil ne propose aucune durée. La démarche que décrit l’instruction de la DGAL du 10 février 2025 :
- Décrire le produit et son procédé : et le ranger dans une famille de produits homogènes sur le plan des dangers microbiologiques : les études portent sur un produit représentatif de chaque famille.
- Réunir des preuves : publications scientifiques, études sur des produits proches, guides de bonnes pratiques d’hygiène validés de votre métier, logiciels de microbiologie prévisionnelle.
- Faire des tests de vieillissement : selon la norme NF V01-003 : des analyses au jour de fabrication et en fin de durée visée, sur des produits conservés dans des conditions raisonnablement prévisibles, rupture de la chaîne du froid comprise, sauf chaîne du froid entièrement maîtrisée. Au moins cinq unités ; pour une petite structure, cinq unités de cinq lots différents. De préférence par un laboratoire accrédité.
- Pour un produit prêt à consommer : où Listeria monocytogenes peut se développer, suivre aussi le guide technique du laboratoire de référence de l’Union européenne.
- Garder les preuves, puis vérifier : la durée validée se vérifie ensuite dans le temps, et se revalide quand la recette, le procédé ou l’emballage changent.
Sans emballage aussi : le fabricant d’une denrée vendue nue doit pouvoir justifier sa durée de vie, même sans date imprimée. Le plan de validation de l’outil reprend ces étapes dans un classeur Excel à remplir au fil des tests. Il ne donne aucune durée : il organise la preuve, qui a sa place dans votre plan de maîtrise sanitaire.
Conservation : les températures réglementaires.
Les conditions de conservation s’impriment quand le produit en demande (article 25). Pour les produits d’origine animale et les denrées qui en contiennent, les températures maximales sont fixées par l’annexe I de l’arrêté du 21 décembre 2009. Dans l’outil, vous choisissez la catégorie de votre produit ; la mention suit.
| Catégorie | Au plus |
|---|---|
| Préparations culinaires élaborées à l’avance | +3 °C |
| Autres denrées très périssables | +4 °C |
| Autres denrées périssables | +8 °C |
| Viandes hachées | +2 °C |
| Préparations de viandes, volailles | +4 °C |
| Produits de la pêche frais | +2 °C (glace fondante) |
| Ovoproduits, hors UHT | +4 °C |
| Glaces et crèmes glacées | −18 °C |
| Autres denrées congelées | −12 °C |
| Plats livrés ou remis chauds | au moins +63 °C |
Arrêté du 21 décembre 2009, annexe I, version en vigueur depuis le 9 mai 2020 (extrait).
La table complète, et une fiche de relevé pour chaque frigo selon ce qu’il contient : Créer ses fiches de relevé de température.
Étiquette de traçabilité alimentaire : ce qu’on écrit sur un bac.
L’étiquette de vente parle au client. L’étiquette de traçabilité reste au laboratoire : collée sur un bac, une boîte ou un sac de congélation, elle dit ce qu’il contient, depuis quand, jusqu’à quand l’utiliser et qui l’a préparé. L’outil l’imprime depuis la même recette, sur les mêmes planches, dans son bloc 6.
- Le produit : le nom de la recette, en gras.
- Ce qui lui est arrivé, et quand : fabriqué, ouvert, décongelé ou congelé le … ; le jour de la semaine se lit d’un coup d’œil devant la chambre froide.
- Jusqu’à quand l’utiliser : la date que donne la durée de vie que vous avez validée pour cet état du produit. Sans durée, la date s’écrit à la main.
- Le reste : la conservation, le lot et les initiales de qui l’a fait ; les allergènes et le nom de votre entreprise si vous le souhaitez, utile dans un laboratoire partagé où plusieurs entreprises rangent leurs bacs côte à côte.

Ce que disent les textes.
Le règlement INCO ne vise pas cette étiquette : la denrée n’est pas encore vendue. L’arrêté du 21 décembre 2009, qui fixe les règles sanitaires du commerce de détail et de la restauration pour les denrées d’origine animale ou qui en contiennent, en encadre le contenu :
- Un produit déconditionné : son identification et sa durée de vie se conservent tant que vous le détenez (annexe V, section II, point 1) : gardez l’étiquette du fournisseur, ou reportez ses informations sur le bac.
- Une préparation faite à l’avance, en restauration collective : elle est étiquetée avec sa date limite de consommation ; conservée au froid, cette date ne dépasse pas le troisième jour après celui de sa fabrication sans étude de durée de vie (annexe IV, points 4 et 8).
- Un produit décongelé : il se décongèle au froid, entre 0 °C et +4 °C à défaut d’autre température fixée, ou directement à la cuisson, et ne se recongèle pas, sauf si votre analyse des dangers validée l’autorise (annexe VI). L’étiquette le rappelle : « Ne pas recongeler. »
Plus largement, le règlement (CE) n° 178/2002 demande de pouvoir identifier qui vous a fourni chaque denrée, et à quelles entreprises vous avez livré vos produits (article 18). Un bac étiqueté avec son lot fait le lien entre les deux.
La DLC secondaire.
On appelle couramment DLC secondaire la date limite d’un produit une fois ouvert, décongelé ou transformé. C’est à vous de la fixer et de la valider, comme la durée de vie d’un produit fini (voir « Comment calculer une DLC » plus haut). Pour un produit simplement ouvert ou reconditionné, elle ne dépasse pas la date du fabricant : ouvrir un produit ne rallonge pas sa durée de vie, et en restauration collective l’annexe IV le dit en toutes lettres. L’outil ne propose aucune durée ; il calcule la date depuis celle que vous avez validée.
Vendre sans emballage, à un restaurant ou à distance.
Les mentions dues changent avec la façon de vendre. L’outil vous la demande, puis prépare le document qui va avec, à partir des mêmes données :
| Vous vendez | Ce qui est dû | Le document |
|---|---|---|
| Préemballé | Toutes les mentions de l’article 9, sauf dispenses | L’étiquette, sur planche A4 ou à la taille de votre imprimante |
| Sans emballage | La dénomination et les allergènes, sur le produit ou juste à côté, sans doute possible sur le produit concerné (R412-11, R412-13) | L’affichette, l’affiche des allergènes à poser devant le produit |
| À un restaurant, sans étiquette | Un document portant les allergènes, à chaque livraison (R412-16) | La fiche allergènes de livraison, pour un ou plusieurs produits |
| À distance | Toutes les mentions visibles avant l’achat, sauf la date ; toutes à la livraison (article 14) | Le texte des mentions, à copier sur votre fiche produit |
Les règles de la vente sans emballage valent aussi pour ce que vous emballez devant le client, ou d’avance pour une vente immédiate (article 44). Ces produits n’ont pas de numéro de lot à afficher (R412-6).
Étiquette de confiture : ce qui est obligatoire depuis juin 2026.
Depuis le 14 juin 2026 (décret du 24 avril 2026), l’étiquette d’une confiture dit « Préparé avec … grammes de fruits pour 100 grammes de produit fini », dans le champ visuel de la dénomination, et la mention des sucres a disparu. Il faut au moins 450 g de fruits pour 1 000 g de confiture, 500 g pour une confiture extra.
Le calcul se fait sur le produit fini, pesé après cuisson. Pour la confiture de figues de l’exemple, 16 000 g de figues donnent 26 400 g de confiture : l’étiquette dit « Préparé avec 60 grammes de fruits pour 100 grammes de produit fini ». L’outil fait ce calcul depuis votre recette et le poids que vous pesez, arrondi à l’unité inférieure : jamais plus de fruits que la recette.
- La dénomination : « Confiture de figues », ou « Confiture extra de … » quand elle en remplit les conditions, dont la teneur en fruits.
- La liste des ingrédients : dans l’ordre décroissant du poids : les fruits, le sucre, le jus de citron, le gélifiant avec sa catégorie (« gélifiant : pectine »).
- La date : une DDM le plus souvent : « À consommer de préférence avant fin … », le mois et l’année, ou l’année seule au-delà de 18 mois. Avec un lot, puisque la date ne donne pas le jour.
- Le reste : le poids net, le nom et l’adresse de l’exploitant, la conservation après ouverture.
Miel, produits décongelés, allégations : leurs règles propres.
- Le miel : le pays de récolte figure sur l’étiquette. Pour un mélange de plusieurs pays, chacun est indiqué dans le champ visuel principal, par ordre de poids décroissant, avec son pourcentage (même décret, en vigueur depuis le 14 juin 2026).
- Les produits décongelés : un produit congelé avant la vente et vendu décongelé porte la mention « décongelé » avec sa dénomination, sauf quand la congélation est une étape nécessaire de sa fabrication ou que la décongélation ne nuit ni à sa sécurité ni à sa qualité (annexe VI). L’outil l’ajoute sur demande.
- Les allégations et les labels : « fait maison », « artisanal », « bio », « sans conservateur », origine France : chacun a sa définition ou ses conditions. Si vous ne pouvez pas le prouver, ne l’écrivez pas.
Trois exemples d’étiquettes.
Les exemples du calculateur, étiquetés par l’outil. Chacun se charge dans « Mes recettes » ; ses prix sont des prix d’exemple.
Pâtisserie : des tartelettes au citron.

La pâte sucrée devient un ingrédient composé, le citron cité dans le nom a son pourcentage (14,8 %, rapporté au produit cuit), la DLC est à compléter à la main, et le poids net de 54 g vient des 10 800 g pesés pour 200 pièces.
Traiteur : des lasagnes aux légumes.

Une béchamel en ingrédient composé, un additif avec sa catégorie (« correcteur d’acidité : acide citrique »), une conservation à +3 °C pour une préparation élaborée à l’avance, un mode d’emploi, et la fiche allergènes pour les restaurants livrés.
Épicerie fine : une confiture de figues.

16 000 g de figues pour 26 400 g de confiture pesée : « Préparé avec 60 grammes de fruits pour 100 grammes de produit fini ». Une DDM au mois, la pectine en gélifiant, la conservation après ouverture et un lot.
Ce qu’on nous demande.
Quelles sont les mentions obligatoires sur une étiquette alimentaire ?
Dois-je mettre l’adresse du laboratoire où je produis ?
Mes gâteaux vendus le jour même ont-ils besoin d’une date ?
Quelle différence entre DLC et DDM ?
Comment calculer la DLC de mon produit ?
Qu’est-ce qu’une DLC secondaire ?
Que doit comporter une étiquette de traçabilité ?
Le numéro de lot est-il obligatoire ?
Quels sont les 14 allergènes à déclaration obligatoire ?
Comment mettre les allergènes en évidence ?
« Peut contenir des traces de » est-il obligatoire ?
Faut-il une déclaration nutritionnelle ?
Quelle est la réglementation de l’étiquetage des confitures ?
Quelle taille de police pour une étiquette alimentaire ?
Quelles planches d’étiquettes acheter ?
Mes recettes sont-elles envoyées quelque part ?
L’outil remplace-t-il un contrôle ou un conseil ?
Les textes appliqués.
- EUR-LEXRèglement (UE) n° 1169/2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires (INCO), version consolidée du 1er avril 2025, consultée le 28 septembre 2026.
- LÉGIFRANCECode de la consommation, articles R412-1 à D412-62 : lot, langue, dates, denrées non préemballées, allergènes, version en vigueur au 28 septembre 2026.
- LÉGIFRANCEArrêté du 20 octobre 1978 portant application du décret n° 78-166 relatif au contrôle métrologique de certains préemballages, article 2.1 : hauteur des chiffres de la quantité, version en vigueur depuis le 1er avril 1993, consultée le 29 septembre 2026.
- LÉGIFRANCEArrêté du 21 décembre 2009, annexe I : températures de conservation, version en vigueur depuis le 9 mai 2020.
- LÉGIFRANCEArrêté du 21 décembre 2009, annexes IV à VI : restauration collective, remise directe, décongélation, version en vigueur depuis le 9 mai 2020, consultée le 29 septembre 2026.
- EUR-LEXRèglement (CE) n° 178/2002 établissant les principes généraux de la législation alimentaire, article 18 : traçabilité, consulté le 29 septembre 2026.
- LÉGIFRANCEDécret n° 2026-312 du 24 avril 2026 relatif aux confitures, au miel et aux jus de fruits, en vigueur depuis le 14 juin 2026.
- DGCCRFÉtiquetage des denrées alimentaires : les règles à connaître, fiche écrite le 23 juillet 2026.
- MINISTÈRE DE L’AGRICULTUREInstruction technique DGAL/SDSSA/2025-78, durée de vie microbiologique des aliments, du 10 février 2025, en vigueur.
- EFSAGuidance on date marking and related food information: part 1 (date marking), EFSA Journal, 2 décembre 2020.
- LABORATOIRE DE RÉFÉRENCE DE L’UEEURL Lm Technical Guidance Document on challenge tests and durability studies (Listeria monocytogenes), version 4, amendement 1 du 26 février 2026.
Un laboratoire aux normes, au créneau.
Sans bail ni investissement, sans engagement de durée. À 20 min de Nice.