Une fiche par enceinte et par mois, avec la limite que fixe l’arrêté du 21 décembre 2009 selon ce qu’elle contient, et la fiche du refroidissement rapide. À imprimer, en PDF ou en Excel.
GRATUIT, SANS INSCRIPTION · SOURCES OFFICIELLES · VÉRIFIÉ LE
A4, un mois, matin et soir, à remplir au stylo. Les limites courantes sont en bas de la fiche.
exempleUn laboratoire de pâtisserie et traiteur : ses six enceintes et la limite de chacune. Modifiez-le, ou partez du modèle de votre métier.
↳ Produire chez 3AD Kitchen
55 € HT
le créneau pour un adhérent,
adhésion 100 € HT par mois
Le froid d’un laboratoire, sans l’acheter. Chambre froide positive à +3 °C, chambre froide négative à −19 °C, cellule de refroidissement rapide. À Carros, sans bail ni investissement, et sans engagement de durée.
VOIR LES TARIFS →L’outil fait une fiche de relevé par enceinte et par mois, avec la limite que fixent les textes selon ce qu’elle contient. Vous dites ce que vous rangez où ; l’outil en tire la limite, celle de la denrée la plus exigeante.
Pour une fiche tout de suite, sans rien saisir, la fiche vierge est en haut de la page. L’outil ne relève rien à votre place, ne remplace pas l’enregistreur qu’exigent les surgelés, et ne certifie rien : il vous donne des fiches justes, avec la limite et le texte qui la fixe.
Pour les produits d’origine animale et les denrées qui en contiennent, l’arrêté du 21 décembre 2009 fixe une température maximale de conservation, en tout point du produit (annexe I). La colonne qui vous concerne est celle de la remise directe et de la restauration collective :
| Denrées | Au plus |
|---|---|
| Viandes hachées, viandes séparées mécaniquement | +2 °C |
| Abats d’ongulés domestiques et de gibier ongulé | +3 °C |
| Préparations culinaires élaborées à l’avance | +3 °C |
| Préparations de viandes | +4 °C |
| Viandes de volailles, de lapin, de ratites et de petit gibier | +4 °C |
| Viandes d’ongulés (bœuf, veau, porc, agneau…) : morceaux de découpe | +4 °C |
| Viandes d’ongulés : carcasses entières et pièces de gros | +7 °C |
| Produits de la pêche frais ou décongelés, crustacés et mollusques cuits | +2 °C |
| Produits de la pêche frais conditionnés | 0 à +2 °C |
| Ovoproduits, sauf UHT ; lait cru destiné à la consommation en l’état | +4 °C |
| Lait pasteurisé, fromages affinés | celle du fabricant |
| Autres denrées très périssables | +4 °C |
| Autres denrées périssables | +8 °C |
| Glaces et crèmes glacées | −18 °C |
| Produits surgelés | −18 °C |
| Viandes hachées et préparations de viandes congelées | −18 °C |
| Produits de la pêche congelés | −18 °C |
| Autres denrées congelées | −12 °C |
| Plats livrés chauds ou remis chauds au consommateur | +63 °C au moins |
Arrêté du 21 décembre 2009, annexe I, version en vigueur depuis le 9 mai 2020 ; surgelés : décret n° 64-949 du 9 septembre 1964, article 1er. Une autre température est admise si un guide de bonnes pratiques validé du secteur ou une analyse des dangers validée la justifie (article 3).
Une enceinte qui contient plusieurs denrées se règle sur la plus exigeante : des préparations à +3 °C et des ovoproduits à +4 °C font une armoire à +3 °C. Pour le lait pasteurisé et les fromages affinés, l’arrêté renvoie à la température indiquée par le fabricant, celle de l’étiquette.
Pour tous : les températures de l’arrêté se respectent, et un écart se note toujours, avec l’action menée et ce que sont devenues les denrées (instruction technique DGAL/SDSSA/2018-924, § 4.2). La fréquence des relevés n’est chiffrée que pour la restauration commerciale, dans les fiches sectorielles de la DGAL de décembre 2022 :
Un relevé par jour au moins reste la preuve la plus simple que la chaîne du froid tient. Matin et soir, il dit aussi ce qui s’est passé la nuit ou pendant le service.

Un écart ne se corrige pas en silence : il se note sur la fiche, avec ce que vous en avez fait.
Une préparation cuite qui refroidit lentement passe des heures entre +63 °C et +10 °C, là où les bactéries se multiplient le plus vite. Sans procédé validé, la DGAL demande que la température à cœur ne reste pas plus de deux heures dans cette plage, durée comptée depuis la fin de la cuisson (instruction technique 2018-924, annexe II). En restauration collective, l’arrêté du 21 décembre 2009 en fait une obligation, suivie d’une conservation entre 0 et +3 °C (annexe IV).
La fiche de refroidissement de l’outil note chaque fournée : le produit, le lot, l’heure et la température à cœur à la fin de la cuisson puis à la sortie, la durée, et ce que vous avez fait si la règle n’est pas tenue. Pourquoi la cellule compte autant : cellule de refroidissement et liaison froide.
Un produit surgelé se garde à −18 °C ou moins, en tout point, jusqu’à son utilisation ; de brèves remontées de 3 °C au plus sont admises pendant le transport et dans les meubles de vente (décret n° 64-949, article 1er). Ses lieux de stockage ont en plus un enregistreur de la température de l’air, conforme aux normes EN 12830, EN 13485 et EN 13486, dont les relevés sont datés et gardés un an au moins (règlement (CE) n° 37/2005, article 2).
Deux exceptions (article 3) : un thermomètre bien visible suffit dans les meubles de vente au détail, et l’autorité peut l’admettre pour les installations de moins de 10 m³ qui gardent les stocks d’un magasin de détail. La fiche papier ne remplace pas l’enregistreur ; elle sert à noter ce que vous faites en cas d’écart.
Congelé ou surgelé : ce que vous congelez vous-même au laboratoire est une denrée congelée, à −12 °C au plus, −18 °C pour les glaces, les viandes hachées et les produits de la pêche. Un congélateur qui garde aussi des produits achetés surgelés se règle donc sur −18 °C.
Aucun texte ne fixe de durée pour les fiches des réfrigérateurs et des chambres froides. Deux repères : les relevés des surgelés se gardent un an au moins (règlement 37/2005), et la fiche de non-conformité de la DGAL « est à conserver pendant 3 ans » (instruction 2018-924, annexe III). Le plus simple : garder toutes les fiches un an, et trois ans celles qui portent un écart.
Une sonde connectée ou un enregistreur remplace la fiche quand il garde les mesures et alerte en cas d’écart : la fiche F de la DGAL cite le dispositif de surveillance automatique avec alarme à côté de la surveillance quotidienne. Il reste à noter quelque part ce que vous avez fait en cas d’écart et ce que sont devenues les denrées. Pour les surgelés, l’enregistreur est la règle, pas une option.
Dans une cuisine partagée, deux plans de maîtrise sanitaire coexistent : celui du lieu, tenu par l’exploitant (locaux, équipements communs et leurs relevés de température), et le vôtre (vos produits, vos propres enceintes, votre traçabilité). Dans l’outil, marquez les enceintes de l’exploitant : elles sortent de vos fiches. Qui relève quoi se lit dans votre convention : comment se partage un laboratoire.
Les relevés de température font partie des bonnes pratiques d’hygiène du plan de maîtrise sanitaire, avec le nettoyage, la traçabilité et les non-conformités : HACCP et PMS, par où commencer. La température à imprimer sur vos étiquettes, elle, se règle dans l’outil Créer une étiquette alimentaire.
Sans bail ni investissement, sans engagement de durée. À 20 min de Nice.